Histoire de Toulon

François Trucy, ancien sénateur-maire de Toulon, remet son Grand Atlas des Plans et Cartes de Toulon

François Trucy, André Bérutti et Bernard Cros ont remis à la ville leur dernier ouvrage : un Grand Atlas des Plans et Cartes de Toulon. Les 3 auteurs ont collationné 165 plans depuis 1673 jusqu’à la moitié du 19e siècle. Le recueil est consultable à la médiathèque Chalucet

165 plans de Toulon regroupés dans une dizaine de gros classeurs noirs. Le plus ancien date de 1673, le plus récent de la moitié du 19e siècle. Tous montrent une ville de Toulon et son port mais surtout ses évolutions au fil des années. Ce « travail de fourmi » selon Hubert Falco maire de la commune ou « de bénédictin » selon l’un de ses co-auteurs André Bérutti a été réalisé, en grande partie par François Trucy, maire de la ville de 1985 à 1995. En compagnie de Bernard Cros, son 2e complice de recherches, il a remis à cette cité qu’il affectionne tant le Grand Atlas des Plans et Cartes de Toulon.
Les trois hommes ont passé près de 4 années à chercher, collecter, trier et sélectionner les documents les plus emblématiques, étant interrompus dans leur quête par 3 confinements successifs. Les auteurs ont compulsé, parmi tant d’autres, les archives départementales du Var, celle de Toulon, épluché les plans du service historique de la Marine nationale, des collections de particuliers, parcouru les rayonnages de la bibliothèque nationale de France ou l’inventaire du Museum d’Amsterdam.

Parmi les 75 000 ouvrages de la médiathèque de Chalucet

Ces pauses forcées leur auront permis de se recentrer sur l’essentiel : « Sur les 440 plans collectés au 4 coins de l’Europe, nous n’en avons conservé qu’une bonne centaine, explique l’ancien sénateur du Var. Ils montrent la ville telle qu’elle était au 17e siècle et ses trois agrandissements successifs sous Henri IV, Vauban et Napoléon III. On voit que la ville était la parente pauvre du développement au profit du celui de l’arsenal. Ce n’est qu’au cours du 19e siècle que la cité dispose de marges de manœuvre plus importantes pour l’aménagement de son territoire ».
Depuis ce mercredi 16 mars, le Grand Atlas des Plans et Cartes de Toulon a rejoint les 75 000 ouvrages que compte la médiathèque de Chalucet. « Un outil précieux pour les chercheurs et les étudiants ainsi qu’un travail précieux pour l’histoire de la ville », a souligné le premier magistrat. Ce recueil est une première pour la capitale du Var. Il existe bien une Illustration du Vieux Toulon mais pas un atlas. « Il était impensable qu’un site aussi exceptionnel géographiquement que Toulon ne dispose pas d’un tel ouvrage », poursuit François Trucy. « Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Toulon n’a pas dit son dernier mot », renchérit Bernard Cros.

Un prochain ouvrage sur Toulon à venir

L’ancien édile non plus. Conteur intarissable sur la ville, il précise à l’envi que le port n’a pas connu un mais deux sabordages, le premier en « 1707, lors du siège de Toulon. Tous les navires sauf 2 se sont sacrifiés. Tous étaient mouillés devant l’actuelle piscine du Port-Marchand ». « Passionné d’histoire, Moco parmi les Mocos, comme l’a précisé Hubert Falco, il connait Toulon mieux que personne. Depuis 2014, il passe tout son temps à raconter notre ville. Il nous l’a déjà fait découvrir depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours. Et il continue. François Trucy travaille actuellement sur un nouvel ouvrage, dont le personnage central sera, encore une fois, Toulon ».
 

En savoir plus 

Et si l’origine du mot « Pipady » était enfin connue ? « En 1707, la pointe de Pipady se nommait la pointe de Pipadier. Son nom proviendrait du provençal « pipar » qui signifie « fumer, têter, sucer », explique André Bérutti. Il fait écho à un autre lieu symbolique, implanté à 14km du Môle des Torpilles, sur les hauteurs d’Évenos, le fort de Pipaudon. En faisant des recherches dans Le Trésor du Félibrige, tout premier dictionnaire qui englobe l’ensemble des langues d’oc rédigé par Frédéric Mistral, « j’ai découvert que parmi les dérivés du verbe pipar se trouvait le mot « pipadoun » qui désigne celui qui tête, c’est-à-dire un nourrisson. Il semblerait que vue du fort de Pipaudon, la pointe de Pipady revête la forme d’un mamelon ».

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