Jeunesse

Petits élus dans le grand bain

Il est assez exceptionnel de s’asseoir sur le fauteuil d’un adjoint au maire et d’utiliser son micro pour s’exprimer devant ses camarades. C’est pourtant l’expérience vécue mercredi 14 octobre par les enfants délégués des accueils de loisirs et de leurs suppléants. Expérience d’autant plus mémorable qu’ils ont également rencontré le maire et plusieurs membres de l’équipe municipale

L’invitation a été lancée il y a deux semaines lors de l’élection des enfants délégués des accueils de loisirs dans le cadre du titre « Ville Amie des Enfants » décerné par l’UNICEF et du dispositif « parole d’enfants ». Hubert Falco a tenu à les recevoir en personne.

C'est quoi un élu ?

La rencontre s’est déroulée en salle du conseil municipal en présence de Dominique Weisman, présidente de l’Unicef Var, du député du Var Geneviève Lévy et de plusieurs élus*. Les enfants ont eu droit à un vrai cours d’instruction civique, en direct et sur site, en matière de fonctionnement de la collectivité territoriale. Avec la passion qui le caractérise, le maire a expliqué ses fonctions et celles de ses adjoints, décrivant ses journées, l’acte essentiel que constitue le budget, le déroulement du conseil municipal. Il a présenté Geneviève Levy et expliqué son rôle de député au sein de l’assemblée nationale, l’importance de cette chambre dans l’écriture des lois.

En toute simplicité

Hubert Falco a ensuite invité les enfants à lui poser leurs questions : exercice auquel ils se sont prêtés d’autant plus volontiers qu’ils avaient préparé leurs interventions en amont.  Quant au premier magistrat, il n’a pas économisé son temps pour apporter à ses jeunes interlocuteurs un maximum d’informations. Nul doute qu’en fin de séance, ils en savaient beaucoup plus long sur la manière de bien tenir leurs rôles de délégués au sein de leurs centres ! Et peut-être même l’envie de rejoindre plus tard les rangs des jeunes ambassadeurs de l’Unicef a-t-elle germé chez certains…

 

*Etaient présents : Valérie Mondone et Patrick Cazaux, adjoints au maire, Anaïs Dir, Amandine Layec, Audrey Pasquali-Cerny, conseillères municipales

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Extraits de la séance

Comment avez-vous fait pendant le confinement ?  «  Je venais travailler très tôt le matin pour assurer la continuité du service public avec des fonctionnaires en effectifs réduits, anticiper la reprise d’activité des écoles, commander des masques, du gel et préparer toute la logistique. Je quittais à midi l’hôtel de Ville pour me confiner, je continuais à tout gérer par téléphone. C’est mon rôle. »

Vous avez été élu beaucoup de fois… c’est quoi l’intérêt d’être maire ? « Il n’y en a pas. J’aime ma ville, j’aime mon département, c’est le plus beau de France, je veux donner le meilleur de moi-même ! J’aurais pu ne pas me représenter, mais il reste tant de choses à faire pour rendre la ville encore plus belle ! Ce n’est pas la rémunération qui motive et ce n’est d’ailleurs pas le maire qui en fixe le montant. Oui  c’est vrai ! J’ai été élu à six reprises, je suis maire depuis 37 ans… Pour être aimé, il faut surtout aimer. »

Quel âge avez-vous ? « Je suis un papy, j’ai 73 ans. C’est public ! Je n’ai plus la jeunesse, mais j’ai l’expérience, et c’est pourquoi je suis respecté. Quand j’appelle un ministère ou une institution, j’obtiens des choses que, jeune maire, je n’ai pas obtenues ! »

Jusqu’à quel âge on peut être maire ? « Il n’y a pas d’âge limite. Moi, le jour où je n’aurai plus l’énergie, je comprendrai qu’il faut passer la main. Pour l’instant, je suis passionné comme au premier jour ! »

C’est dur le travail de maire ? « Ce n’est pas simple. Il faut de la patience, de l’humilité et cultiver des valeurs. Il faut aimer les gens ».

Est-ce qu’il y a une école spéciale pour être maire ? « Non, il n’y en a pas. C’est l’école de la vie… De l’école, j’ai reçu l’instruction et mes parents m’ont donné une  éducation, appris à respecter les valeurs. Il faut être simple et humain, il faut aimer les autres… 

 

 

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